Colloque 2020

Temp(o)s et rythmes en périnatalité

19, 20 & 21 novembre 2020

14ème colloque international de périnatalité de l’ARIP
Cette année encore nous accueillerons plus de 1000 professionnels de la (psy)périnatalité, plus de 60 intervenants, des cartes blanches, des plénières, des symposia, des ateliers, des expositions, des concerts…

Ce colloque ambitionne de contribuer à une réflexion sur toutes les échelles de temps qui concernent la période, les métiers et les dispositifs de soin de la périnatalité. Il invite à mieux connaître les rythmes physiologiques, psychiques et développementaux du bébé. Il encourage à s’approprier, au mieux, les innovations techniques, sociales, organisationnelles, de même, que les conséquences sur les pratiques de soin de l’accélération sociétale. Il propose d’envisager des réponses différentes centrées sur l’amélioration de la prise en compte des besoins des parents et des bébés.  

Il plaide pour que les 1001 jours deviennent la question centrale de toutes et tous et, dans ce cadre, il concerne l’ensemble des professionnel-le-s intéressé-e-s par cette période, de l’antéconceptionnel au deuxième anniversaire de l’enfant.

Le rythme anime le temps. A chacun son tempo. 

En périnatalité, les rythmes ne cessent de s’entrechoquer. Nouvelles procréations humainement assistées.  Battement du cœur du bébé.  Césarienne code rouge.  Prématurité. État mixte en post-partum. Placements précoces. Burn out des soignants. Turn-over des équipes… Innovations, accidents et dysfonctionnements autour de la procréation, de la grossesse, de la naissance et des premiers mois de la vie menacent les institutions et les personnes du chaos de la perte de sens. Comment protéger l’émergence et la construction de la relation bébé-autres humains, fondatrice du devenir des individus et de leurs mondes ?

L’accélération du temps, bien décrite par Harmut Rosa, concerne désormais tous les domaines de la vie, dont le soin et le prendre soin, et l’ensemble de la planète, pour le meilleur et pour le pire. L’attention à la résonnance, qu’il définit comme cette capacité pour le sujet d’être touché par le monde et, en retour, d’agir sur lui, permettrait-elle de résister aux effets délétères de l’accélération ?

En périnatalité, comme ailleurs, le risque est fort de se voir déborder par des urgences fondées ou infondées, authentiques kairos – opportunités d’agir –, ou au contraire chronicisation de réponses usantes à la pression. Cependant, le respect des besoins fondamentaux des bébés passe par celui de leurs micro et macro-rythmes. Les bébés méritent des oasis de décélération, les parents de pouvoir les offrir à leurs bébés et les soignants le temps de réfléchir leurs pratiques.

Temporalités des personnes – bébé, parents, soignants –, des institutions, des métiers, des soins, des avancées scientifiques et techniques s’entrecroisent. Il faut donc veiller, au-delà de leur diversité, à leur suffisante synchronisation. Celle-ci permettra aux bébés de devenir des enfants puis des adultes capables de vivre dans un monde accéléré, d’inventer des ralentissements et de résonner à leur tour avec le monde… et leurs propres bébés.

Parmi les intervenants :
François Ansermet, pédopsychiatre et psychanalyste
Raoul Belzeaux, psychiatre
Antoine Burguet, néonatologue
Frans B. M. de Waal, primatologue et éthologue
Gauthier Chapelle*, docteur en biologie
Michel Dugnat, (pédo)psychiatre en périnatalité
Pierre Fourneret, pédopsychiatre
Maya Gratier, professeure de psychologie du développement
Raouf Karray, artiste
Alberto Konicheckis, psychanalyste SPP
Anne Lacassagne*, musicienne et formatrice
Gilles Lévy, gynécologue-obstétricien
Sophie Marinopoulos, psychologue et psychanalyste
Catherine Massoubre, psychiatre
Adrien Meguerditchian, primatologue
Sylvain Missonnier, psychologue et psychanalyste
Gérard Neyrand, sociologue
Sylvie Nezelof, pédopsychiatre
Joëlle Rochette-Guglielmi, psychologue et psychanalyste
Sylvie Viaux-Savelon, pédopsychiatre

Et bien d’autres…    

Et vous ?**
* : les intervenants signalés par cette * ont été sollicités, nous attendons leur réponse

** : Il est possible de proposer des communication en atelier, vous avez jusqu’au 15 mars 2020, vous pouvez télécharger la procédure ici

Tarifs :
Formation continue : 450 €
Individuel : 290 € (350 € après le 15 juillet 2020)
Étudiant/Sans emploi/Retraité : 80 € (100 € après le 15 juillet 2020) avec copie de justificatif