Bébé sapiens, nœud de crises

du mardi 21 au lundi 27 septembre 2021

Drina Candilis, Natacha Collomb, Michel Dugnat, Mickaële Lantin-Mallet
Dans les semaines qui viennent, l’ARIP mettra toute son énergie dans le deuxième Cerisy consacré au bébé : Bébé sapiens, nœud de crises du mardi 21 au lundi 27 septembre 2021.

Un blog (carnet Hypothèse) a déjà démarré et continuera d’être nourri.
Vous souhaitez y contribuer ? : https://bebesapiens2.hypotheses.org/ 

Appel à communication
Bébé sapiens, nœud de crises

Crises procréatives, Crises institutionnelles, Crise(s) sanitaire(s) (et plus encore)… Que vous soyez chercheur.e. intéressé aux bébés, ou professionnel.le de la périnatalité vous avez jusqu’au 31 mars 2021 pour faire votre proposition de communication.
Et bien sûr merci de diffuser cet appel auprès de vos collègues, chercheurs comme praticiens.
Téléchargez l’appel ici

Gardez les dates, il n’y aura qu’une soixantaine de participants (intervenants et auditeurs confondus selon la règle cerisyenne dans laquelle les intervenants s’inscrivent à leurs frais ou à ceux de leur institution).
Les inscriptions s’ouvriront progressivement à partir du 15 mars prochain directement auprès du Centre culturel international de Cerisy-la-Salle (CCIC).

les colloques sont réservés aux membres de l’Association des amis de Pontigny-Cerisy (AAPC), à laquelle il vous faudra donc adhérer (au moins pour l’année en cours) pour pouvoir vous inscrire.

Procédure et frais d’inscription

Cotisation de l’année (si celle-ci n’a pas déjà été versée),
– Actif : 50 €
– Étudiant (moins de 30 ans) : 10 €
Participation aux frais
Pour les colloques de 6 jours, le forfait en pension et en séjour complet est de 600 € (300 € pour les étudiants de moins de 30 ans).
Formation professionnelle continue
L’AAPC est un organisme déclaré, en France, pour la formation professionnelle continue, et enregistré sous le numéro : 25 50 00326 60.

Pour plus de renseignements :
Auprès de l’ARIP :
arip@wanadoo.fr
Auprès de Cerisy :
– Site internet Centre culturel international de Cerisy-la-Salle
formulaire de contact en ligne,
– téléphone [de France : 02 33 46 91 66 ; de l’étranger : (+33) 2 33 46 91 66].


Argument 3 février 2021

Son exploration a beau croître en intensité et les savoirs produits à son sujet être de plus en plus pointus, le bébé demeure, sous bien des aspects, une terra incognita : que se passe-t-il pour lui et en lui ? De l’individu à la famille et aux institutions, en passant par les sciences qui l’étudient, il suscite, à de multiples échelles, des interrogations voire des bouleversements. Cet étrange sujet-objet mettrait-il en crise la société tout entière ?

En périnatalité, la naissance et la métamorphose accélérée du bébé, dans sa relation avec ses parents, font parler de crises développementales. Par ailleurs, les mouvements des savoirs théoriques entraînent des crises épistémiques. Ensemble, ces mouvements et ces crises influent, par des mécanismes complexes, sur l’évolution des pratiques professionnelles et inversement. De plus, les organisations qui prennent soin des bébés et de leurs parents traversent des crises institutionnelles qui affectent l’écosystème du bébé et jettent le trouble dans le champ de la périnatalité.

Alors qu’une pandémie affecte encore davantage les multiples équilibres fragilisés par la venue au monde et tandis que le politique, pour orienter l’attention qu’il entend porter à la période dite des 1000 jours, convoque des savoirs d’experts ou de demi-habiles, il est urgent de prendre le temps d’une réflexion engagée dans les théories comme les pratiques. D’où ce deuxième colloque de Cerisy qui invite des chercheurs de tous bords (en psychologie du développement, neurosciences, sciences humaines et sociales…), des praticiens du soin, des acteurs socio-politiques, et tous ceux qu’intéressent ce sujet), à nourrir cette enquête pluridisciplinaire et pluriprofessionnelle sur ce qu’est le bébé et ce qu’il nous donne à penser, à dire et à faire.

Elle sera l’occasion pour Cerisy d’une expérimentation de renforcement mutuel entre le présentiel et le distanciel afin d’ouvrir largement les échanges.